Jean-Michel Larqué : capitaine en vert

Jean-Michel Larqué : capitaine en vert

À l'occasion de l'anniversaire des 40 ans du fameux match de la finale de coupe d'Europe de 1976, le capitaine de l'équipe mythique des «Verts» a interrogé tous ses coéquipiers et raconte avec eux leur amitié, leurs débuts, les grandes saisons sportives et leur attachement au club du Forez. Petites anecdotes que jamais personne n' a su, choses de la vie sportive mais aussi de la vie privée.

Né le 8 septembre 1947 à Bizanos d'un père cheminot et d'une mère couturière, Jean-Michel Larqué commence sa formation à la Jeanne d'Arc le Béarn de Pau où sa grand-mère paternelle était concierge du stade Jean Brouchin et son père président du club, il a donc pu commencer à jouer au football tout petit. Très tôt, il se destine au professorat d'éducation physique et longtemps, son cœur balance entre un métier « sûr » et l’aventure risquée du sport professionnel. En 1964, à l'âge de 16 ans, Jean-Michel Larqué gagne le concours du jeune footballeur à Colombes où son père l'a inscrit. Il est alors repéré par le recruteur de l'AS Saint-Étienne (ASSE), Pierre Garonnaire qui lui propose par le biais de son père de faire un stage au sein du club stéphanois. L'année scolaire terminée, il part en août faire un stage de huit jours dans le Forez. Se retrouvant aux côtés d'Aimé Jacquet et de René Ferrier, il se fait de nouveau remarquer et ne tarde pas à taper dans l'œil des dirigeants stéphanois. Rentré à Pau, il devient le capitaine de l'équipe de France junior composée entre autres d'Henri Michel, Louis Floch, Francis Camerini et Marco Molitor. Courtisé par plusieurs clubs, il est approché par les Girondins de Bordeaux mais n'apprécie pas l'ambiance au sein du club. Il obtient son baccalauréat en 1965 et commence son année de préparation au professorat d'éducation physique à Pau. En octobre 1965, il quitte le Béarn et rejoint Saint-Étienne où il prend une licence amateur à l'ASSE et étudie en classe préparatoire au lycée du Portail rouge. Avec les autres stagiaires qui l’entourent (Revelli, Bereta ou Camerini), il s’intègre rapidement parmi les Mitoraj, Jacquet, Herbin et Mekloufi.

Capitaine des Verts à l'AS Saint-Étienne (1966-1977)

Avec l'ASSE, Jean-Michel Larqué effectue sa première apparition le 27 mars 1966 au stade Marcel Saupin face au FC Nantes sous la houlette de Jean Snella, séduit par son aisance technique. Positionné à l'aile droite face à Gabriel De Michèle, il tient honorablement son poste malgré une lourde défaite chez le champion de France en titre (0-5). En juin 1966, à la fin de son année préparatoire bien que sélectionné en équipe de France universitaire, Larqué passe le concours de l'INSEP à Paris mais échoue. Poursuivant ses études à la faculté de Lyon, il devient titulaire à la suite d'une grave blessure au genou de Robert Herbin et remporte son premier titre de champion de France au terme de la saison 1966-1967.En 1968, dirigés par Albert Batteux qui succède à Jean Snella, les Stéphanois remportent le premier doublé coupe-championnat de l'histoire du club, et passent pour la première fois un premier tour de coupe d'Europe. Toutefois, Jean-Michel Larqué ne dispute pas la finale de la coupe de France : il est remplacé par Rachid Mekhloufi qui joue alors son dernier matchV 10. Toujours étudiant, il est sélectionné au tournoi olympique de Mexico en 1968. Sa sélection provoque une vive polémique, en effet, le président de l'AS Saint-Étienne, Roger Rocher, veut absolument récupérer le joueur pour le match de Coupe d'Europe contre le Celtic Glasgow, lequel se déroule pendant la préparation de la sélection olympique à Font-Romeu-Odeillo-Via. Le club lui fait signer un engagement de stagiaire pour qu’il ne soit plus sélectionnable en amateurs (la sélection est composée de joueurs du championnat de France amateurs, à l’exception de quelques éléments de clubs pros n’ayant pas encore signé de contrat ou effectuant leur service militaire). Mais le directeur des Sports du ministère, le colonel Crespin, prend position pour imposer la décision de la FFF de sélectionner Larqué pour les Jeux olympiques. Lors du tournoi, la France, après avoir terminé première de son groupe, est éliminée en quart-de-finale face au Japon sur le score de 3-1.

Le 10 septembre 1969, alors que Saint-Étienne pointe à la tête du classement4 et que Jean-Michel Larqué a déjà inscrit trois buts depuis le début du championnat, il est appelé pour la première fois en équipe de France A par Georges Boulogne pour un match qualificatif pour la Coupe du monde 1970. Rentré à la 73e minute en remplacement de Serge Chiesa, Larqué et les BleusNote 1 s'imposent 3-1 face à la Norvège avec un triplé d'Hervé Revelli, son coéquipier en club. Les Stéphanois sont de nouveau champions en 1969, l'année où il obtient son diplôme de professeur d'EPS en se classant 90e sur 1 500 élèves. N'arrivant plus à jongler entre l'enseignement et sa carrière de footballeur, il renonce au professorat et signe son premier contrat professionnel avec le président Roger Rocher pour un salaire de 3 000 francs par mois. La même année, l'AS Saint-Étienne remporte le Challenge des champions remporté 3-2 face à l'Olympique de Marseille ; Larqué inscrit le troisième but stéphanois. L'AS Saint-Étienne remporte la saison suivante un triplé historique coupe-championnat-Gambardella. C'est leur quatrième succès d'affilée en championnat, ce qu'aucune équipe n'avait réussi à faire jusque-là.

Après trois saisons sans titre qui voient les départs de joueurs cadres comme Salif Keïta et Robert Herbin devenant l'entraîneur, Jean-Michel Larqué devient le capitaine de l'équipe et les Stéphanois signent un nouveau doublé coupe-championnat en 1974. Les jeunes vainqueurs de la Gambardella en 1970 (Lopez, Merchadier, Santini, Revelli, Sarramagna, Synaeghel et Rocheteau) ont renforcé l'équipe9.En 1974-1975 les Verts s'offrent leur première épopée européenne : ils éliminent le Sporting Portugal, le Hajduk Split (avec un but de Larqué) et le Ruch Chorzów (avec là-aussi un nouveau but décisif du capitaine stéphanois qui permet la qualification au tour suivant), avant de s'incliner 2-0 en demi-finale face au Bayern Munich. Principal artisan de cette épopée, il déclare : « Être éliminé de la façon où nous avons été sorti de cette compétition, ce n'est pas un déshonneur, nous n'avons pas à avoir honte » avant de fondre en larmes à la suite de l'élimination de son équipe. En parallèle, les Stéphanois remportent le championnat de France, le premier en tant que capitaine pour lui qui le 3 mai 1975, lors d'une victoire 4-1 contre l'OM, a effectué une course de 50 mètres puis éliminé Marius Trésor avant de marquer d'un tir des 20 mètres.

Le 14 juin 1975, il ajoute à son palmarès une nouvelle coupe de France remportée 2-0 contre le RC Lens où il inscrit un but mémorable : il double la mise avec une reprise de volée limpide à l'entrée de la surface — ce but est toujours considéré aujourd'hui comme l'un des plus beaux de l'épreuve. Cette année exceptionnelle lui vaut d'être nommé Meilleur joueur professionnel français par ses pairs. Courtisé par le Bayern Munich, il manque de peu de rejoindre le Real Madrid. Alors qu'il s'est mis d'accord avec les dirigeants du club espagnol, le président stéphanois Roger Rocher le convainc de rester.

Le 15 novembre 1975, une rencontre qualificative pour l'Euro 76 contre la Belgique, marque le dernier match du sélectionneur Ștefan Kovács. Entré à la mi-temps, Jean-Michel Larqué se fait tacler en plein vol par Jean Dockx, ce qui provoque la colère du Stéphanois qui lui assène un coup de poing puis est expulsé à la 67e minute. C'est son seul carton rouge en équipe de France.La saison suivante, les Verts remportent le championnat de France pour la troisième année consécutive, et réalisent un parcours européen resté dans les mémoires : ils éliminent le KB Copenhague (5-1), les Glasgow Rangers (4-1), le Dynamo Kiev (3-2) et le PSV Eindhoven (1-0) dans leur route vers la finale. Larqué y joue un rôle important : il marque en effet deux coups-francs précieux en demi et en quart contre le Dynamo Kiev et le PSV Eindhoven. En finale, ils affrontent donc le Bayern Munich à Glasgow le 12 mai 1976, vainqueur de la compétition les deux années précédentes. Dans une finale équilibrée les Verts touchent deux fois les poteaux (devenus les fameux « poteaux carrés » de l'Hampden Park) avant de s'incliner 1-0 sur un coup-franc de Franz Roth à la 57e minute. Malgré cette défaite, Jean-Michel Larqué est au sommet de sa carrière. Capitaine lors de ses trois derniers matchs avec l'équipe de France, Jean-Michel Larqué joue son dernier match en Bleu le 1er septembre 1976, en amical à Copenhague contre le Danemark. Il se blesse au genou et compromet ses chances de disputer la Coupe du monde 1978.

En juillet 1977, Jean-Michel Larqué devient entraîneur du Paris Saint-Germain alors présidé par Daniel Hechter devenant à 29 ans, l'un des plus jeunes entraîneurs de première division10. Dans un club en construction où les politiques s'impliquent beaucoup, la première année est compliquée et, en l’absence de meneur et de fond de jeu, il rechausse les crampons et devient entraîneur-joueur. Au terme de la saison, le Paris Saint-Germain termine onzième du championnat. La présidence de Daniel Hechter est marquée par ses déboires finaux. Ce dernier est écarté de la présidence en janvier 1978 à la suite de l'affaire de la double billetterie du Parc des Princes. Hechter est remplacé par Francis Borelli et cette fois-ci, Larqué se consacre exclusivement au rôle de joueur quittant son poste d'entraîneur en août 1978. Il joue vingt matchs et le PSG se classe treizième au terme de la saison. Jean-Michel Larqué arrête en tant que joueur après 25 matchs en deux saisons alors qu'il lui reste deux ans de contrat et met un terme à sa carrière professionnelle. Après avoir quitté le staff technique le 2 juillet 1979, il effectue une dernière saison au Paris Saint-Germain en tant que manager général du club.En 1980, Jean-Michel Larqué, jeune retraité professionnel, rejoint en tant que joueur le Racing Club de Paris qui évolue en Division 3.

Lors de la saison 1980-1981, les Parisiens terminent à la quatrième place et à six points du promu, le RC Fontainebleau. Devenu entraîneur, Larqué et son équipe ne terminent pourtant la saison 1981-1982 qu'à la septième place, à neuf points du promu, le Red Star (et à treize points de la réserve du FC Nantes). Seule consolation, le sommet de la saison, en trente-deuxièmes de finale de coupe de France : le Racing affronte l'AS Saint-Étienne au Parc des Princes, devant 20 000 spectateurs venus assister au match. Larqué, entraîneur-joueur du Racing, voit cependant son ancien club repartir largement victorieux (0-3). En 1982, l'industriel Jean-Luc Lagardère décide d'investir dans le football pour monter un second grand club à Paris derrière le Paris SG. Il pense d'abord à une fusion du Racing et du Paris FC, mais en l'absence d'informations précises sur les finances du PFC, les dirigeants du Racing Club de France refusent. Il reprend alors seul le Paris FC, et décide de ressusciter le nom et l'image du Racing, en rebaptisant le club parisien Racing Paris 1 sous les couleurs bleu ciel et blanc, avec l'accord du Racing. Ce dernier aligne toujours son équipe en troisième division en 1982-1983, mais en cas de maintien du RP1 en D2, les dirigeants du Racing ont promis une fusion. Celle-ci est donc accomplie en 1983, le Racing ayant fini quatrième du groupe A ; l'équipe de troisième division du RCF devient la réserve du RP1, les équipes de jeunes du Racing lui sont également attachées, le tout sous le nom de Racing Club de Paris. Les équipes de jeunes et la réserve existantes du RP1 sont séparées de l'ensemble, sous le nom de Paris FC 83. À l'issue de l'année 1982, Jean-Michel Larqué met un terme définitif à sa carrière en tant qu'entraîneur et joue une dernière saison avec le RC Paris en 1982-1983.

Reconversion au journalisme

Alors qu'il joue encore avec le Paris Saint-Germain, Raymond Castans, patron de RTL qui est le sponsor officiel du club propose à Jean-Michel Larqué de commenter les matchs sur Antenne 2 et de participer à l'émission Stade 2. En 1979, il commence ainsi une nouvelle carrière celle de journaliste sportif devenant le premier ex-joueur professionnel du football français à exercer cette profession31. Il forme un tandem avec Bernard Père et Thierry Roland en alternance. Le 5 mars 1980, Larqué commente son premier match avec Thierry Roland lors d'un quart-de-finale de Coupe UEFA entre l'AS Saint-Étienne et le Borussia Mönchengladbach..En 1979, Jean-Michel Larqué s'essaye également à la presse écrite en tant que pigiste du mensuel de football Onze et obtient sa carte de presse.

En 1985, le duo Larqué-Roland quitte Antenne 2 pour TF1, recruté par Jean-Claude Dassier qui est le patron des sports de la première chaîne pour remplacer Michel Denisot parti sur Canal+. Outre les commentaires des matches, ils animent le magazine Téléfoot, alors l'émission française phare du football le dimanche matin après le départ de Didier Roustan lui aussi pour la chaîne cryptée en 198932.En 1986, il devient, le rédacteur en chef d'Onze.En janvier 1989, Onze Mondial naît de la fusion des magazines Onze et Mondial, Jean-Michel Larqué en sera le directeur de la rédaction. En 2001, il quitte ses fonctions et n'est plus que consultant pour le mensuelV 24. Il quitte définitivement Onze Mondial en mars 2008.Il est chroniqueur dans On refait le match sur RTL à ses débuts en septembre 2001. La même année, il contacte le directeur des sports de RMC Info François Pesenti.En octobre 2001, il devient le premier consultant de la « Dream Team RMC » où il est surnommé « Capitaine Larqué ». Il intervient dans RMC Sport avec Alexandre Delpérier chaque vendredi pour la rubrique 3e mi-temps. Lors des soirées de championnat de France, Jean-Michel Larqué revient à chaud sur les faits marquants. Enfin, chaque dimanche, dans Dimanche foot, entre 19 h et 20 h, aux côtés de François Pesenti, Jean-Michel Larqué commente l'actualité du football français et européen.

Lors de la Coupe du monde 2002 qu'il couvre pour TF1 depuis la Corée du Sud et le Japon, Larqué apporte son expertise dans le talk-show spécial de RMC animé par Alexandre Delpérier avec Denis Balbir et Bernard Lama.Le 30 juin 2002, à la mi-temps de la finale de la Coupe du monde 2002, Thierry Roland et Jean-Michel Larqué se disputent alors qu'ils commentent le match sur TF1. Alors que le fils de Roland lui a demandé deux places pour la finale, TF1 leur annonce qu'ils ne les ont plus ; ce qui déclenche la colère de Thierry Roland qui accuse Laurent Petit (l'attaché de presse de TF1) de ne pas lui avoir fourni les places qu'il lui a demandées. Prenant la défense de Laurent Petit, Larqué se fait à son tour houspiller par son collègue. Ayant laissé leurs micros ouverts, la dispute se déroule en direct et elle ne tarde pas à faire le « buzz » sur Internet. C'est le seul désaccord que les commentateurs ont eu en 25 ans de collaboration.À partir du 15 septembre 2002 , il devient animateur de Larqué Foot avec Jean Rességuié le dimanche matin et le dimanche soir sur RMC dès le 5 septembre 2003 son émission remplace Luis Attaque tous les vendredis.

Le 13 janvier 2005 , Jean-Michel Larqué accueille chaque semaine Rolland Courbis alias « Coach Courbis » pour le débat de 11 h37. Il est, depuis la coupe du monde 2006, chroniqueur régulier dans l'After Foot animée par Gilbert Brisbois avec Daniel Riolo et Rolland Courbis après certains matchs de football radiodiffusés sur RMC.En 2005, Thierry Roland est licencié par le nouveau directeur des sports de TF1 Charles Villeneuve39. Le duo commente leur dernier match de l'équipe de France le 17 novembre 2004 lors de France-Pologne (0-0) au Stade de France. Le 5 juin 2005 , la finale de la coupe de France Auxerre-Sedan est le dernier match commentés par le duo sur TF1.

Ensemble, ils ont commenté six Championnats d'Europe et six Coupes du monde. Jean-Michel Larqué poursuit sa carrière de commentateur aux côtés de Thierry Gilardi, qui vient de quitter Canal+40. Le 26 mars 2008 , lendemain du décès de Gilardi, Jean-Michel Larqué, bouleversé par la mort de l'homme qui était devenu son ami, annonce dans Luis Attaque sur RMC qu'il n'assurera pas, à titre exceptionnel, le commentaire du match amical France-Angleterre41. Après avoir songé à raccrocher, il assure, une semaine plus tard, le commentaire du match de Ligue des champions entre Arsenal et Liverpool sur TF1 avec Christian Jeanpierre.Étant éditorialiste voire polémiste sur RMC, il est souvent sévère dans ses analyses, dans un registre totalement différent que celui qu'il a sur TF1, ce qui lui a valu des critiques de certains de ses confrères comme Pierre Ménès. Le président de la Fédération française de football Jean-Pierre Escalettes a même voulu censurer Jean-Michel Larqué43 car l'une des cibles récurrentes de Larqué fut Raymond Domenech. L'ancien sélectionneur des Bleus n'hésitera pas à lui répondre dans son autobiographie Tout seul publié en novembre 2012  : « Les anciens joueurs devenus donneurs de leçon ont la mémoire courte. Jean-Michel Larqué se souvient-il de son glorieux palmarès en équipe de France et comme entraîneur de club ? »45. Très exigeant avec son club de cœur l'AS Saint-Étienne, Luc Sonor (ancien entraîneur adjoint des Verts) porte plainte contre le consultant après que ce dernier l'ait qualifié de « pipe » le 31 août 2008 sur RMC. À la suite de cette plainte, Larqué est jugé coupable « d'injure publique envers particulier », il est condamné à verser une amende ainsi qu'un dédommagement symbolique à Luc Sonor47.

Le 18 janvier 2011, Jérémie Janot (gardien de but de l'ASSE de 1996 à 2012) insulte Jean-Michel Larqué de « vieil aigri » et de « connard » sur Twitter mais après avoir cédé à l'insulte facile, Janot choisit de répondre à son assaillant dans un style plus riche mais toujours aussi offensif : « Jusqu'à présent, j'ai encaissé mais là c'est trop surtout quand on connaît votre passage comme dirigeant a l'ASSE. On ne peut que s'en souvenir car le club a mis quinze ans à s'en remettre tant financièrement que sportivement. On pourrait aussi parler de votre passage comme entraîneur au PSG. Que vous m'aimiez pas c'est un chose mais se servir de votre micro, de votre stylo, et que vous n'ayez pas le courage de me le dire en face comme lors de votre dernière visite a Geoffroy Guichard où au moment je voulais vous serrer la main vous avez fait semblant de ne pas me voir. En plus d'être malhonnête à mon égard, vous êtes aussi discourtois. .Le 11 juillet 2010, il commente son dernier match sur TF1 lors de la victoire de l'Espagne contre les Pays-Bas un but à zéro lors de la finale de la Coupe du monde 2010. Le 30 juillet 2010 , TF1 et Jean-Michel Larqué décident de se séparer à l'issue d'un « commun accord » après 26 ans de collaboration. À la suite de cette annonce, il déclare : « C'est une belle aventure humaine qui se termine dans la dignité. Une pensée toute particulière pour Thierry Roland, pour le regretté Thierry Gilardi et pour Christian Jeanpierre. J'ai vécu avec TF1 une reconversion qui m'a permis de vivre des moments de bonheur intense. » Il est remplacé par Bixente Lizarazu, déjà présent pour le commentaire des matchs de ligue des champions aux côtés de Jeanpierre et Larqué.

Depuis la rentrée 2015, Jean-Michel Larqué est aux commandes de Larqué Foot du mardi au jeudi entre 20 h et 22 h ainsi que le vendredi de 18 h à 20 h.

Retour dans le Chaudron comme manageur général

En 1993, il est de retour dans le monde du football en tant que manageur général de l'AS Saint-Étienne. Pourtant, les conditions de son retour ne sont pas joyeuses. En effet, juste avant la demi-finale de coupe de France jouée par le club stéphanois, Jean-Michel Larqué critique ouvertement le bilan du président André Laurent dans Téléfoot où ce dernier est l'invité de l'émission29. Peu après la défaite de l'AS Saint-Étienne en coupe de France, André Laurent démissionne et est remplacé par le duo Yves Guichard - Jean-Michel Larqué nommé par le Groupe Casino. Ce dernier s'occupe principalement du recrutement et du centre de formation aux côtés de Christian Larièpe. Ce qui sera une réussite puisque quatre ans plus tard, les moins de 17 ans sont sacrés champions de France et remportent la Coupe Gambardella.L'entraîneur Jacques Santini, arrivé un an plus tôt, dispose d'une équipe composée entre autres de Laurent Blanc, Joseph-Antoine Bell et Roland Wohlfarth recrutés notamment par Jean-Michel Larqué. Après avoir évité son éviction par Yves Guichard en décembre, l'entraîneur stéphanois est conservé et l'AS Saint-Étienne termine à la onzième place du classement. Au terme d'une saison mouvementée, Jean-Michel Larqué décide de quitter le club en septembre 1994 quelques mois après la démission de l'entraîneur de l'époque Jacques Santini. À la suite de son départ, Jean-Michel Larqué est critiqué pour avoir précipité la chute du club stéphanois en ayant effectué plusieurs transferts coûteux.

Autres activités

Jean-Michel Larqué est un membre actif du Variétés Club de France, présidé par Serge Piovan, depuis septembre 2012. Il en devient par la suite l'entraîneur65.Depuis 1983, il organise des stages de football pour les jeunes footballeurs âgés de 7 à 19 ans. Localisé tout d'abord à Cavaillon, les stages se déroulent actuellement dans des centres situés à Saint-Jean-de-Luz et Cambo-les-Bains et sont encadrés par quarante-cinq saisonniers. Jean-Michel Larqué est présent sur les terrains tous les jours66. Parmi les joueurs professionnels passés par les stages « Larqué », il y a eu Florent Malouda, Bruno Cheyrou ou encore Pantxi Sirieix. En mars 2009, L'Équipe mag publie un classement des stages de foot en France, les Stages Larqué sont neuvième sur onze.Jean-Michel Larqué, expérimenté de ses qualités de tireur de coup-francs lorsqu'il était joueur, donne régulièrement des cours particuliers de jeu au pied au demi de mêlée de l'équipe de France de rugby à XV et du Biarritz Olympique Dimitri Yachvili depuis 200468.Il est depuis 2006, président du District de football des Pyrénées-Atlantiques. Depuis 2012, il est vice-président de la Ligue d'Aquitaine de football, chargé de mener une réflexion sur les Championnats des Jeunes.Il fait également des apparitions dans quelques films, y jouant son propre rôle au côté de son compère Thierry Roland notamment dans Delphine 1, Yvan 0, sorti en 1996, où ils commentent la première année de vie en couple de Delphine et Yvan. Dans Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, sorti en 2001, il est un acteur de doublage alors qu'il joue son propre rôle dans le film Micmacs à tire-larigot sorti en 2009..

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